Pendant tout mon cursus scolaire, de la maternelle à la terminale, j’étais exempt des épreuves d’éducations physiques. Je ne pouvais pas faire d’effort physique. Je souffrais asthme. J’ai des problèmes respiratoires.
A la veille des examens scolaires je piquais des crises. Au premier concours d’entrée en 6ème, les trois jours qu’on duré les épreuves j’étais dans le coma.
Mes parents ont tout essayé sans succès. Mon père qui avait les moyens financiers, m’a envoyé partout où il entendait parler de quelqu’un capable de me soulager.
Ainsi, nous sommes allés à Lakota à l’avènement de Gbahié sans succès. Nous avons parcouru le pays à la recherche des marabouts ou autres guérisseurs de renommés. Rien.
Il y a des marabouts chez qui on allait, pour faire montre de leur puissance, disparaissaient sous nos yeux pour réapparaitre avec des potions servant de médicaments. Mon état était le même. Que dire de la médecine scientifique ? Mon père y connaissait les plus grands. Chacun a testé sur moi ses connaissances, faisant de moi presqu’un cobaye. Toujours rien.
Mon père extenué et à bout m’a dit un jour: « mon fils, tu as 35 ans et tu souffres pendant tout ce temps. J’ai mal de te voir ainsi. Le mieux serait pour toi de mourir et de reposer en paix. » Cela m’a bouleversé. J’étais désespéré quand assis devant le poste téléviseur, j’ai entendu un appel d’un Pasteur pour une prière à l’EURD avec le slogan « Arrêtez de souffrir », cela m’a intrigué. Car je me disais comment l’on pouvait y vivre et arrêter de souffrir ? Allusion faite à mon état.
L’espérance et la curiosité sont les sentiments qui m’ont habité en allant à ce rendez-vous de ce pasteur –là.
A peine mon pied mis dans l’église que je suis tombé, très agité, il a fallu deux pasteurs pour me maitriser. A la fin de la prière j’ai eu un entretien avec le pasteur qui m’a donné une orientation à travers des chaines de prières de guérison. J’ai suivi les conseils du Pasteur suivant avec persévérance les chaines de prières. Quelque temps après, je suis guéri. Pour me convaincre, j’ai décidé de participer au semi-marathon de la ville d’Abidjan. J’ai terminé parmi les cent premiers arrivés. Autour de moi, personne n’en revenait.
Après la guérison, il me fallait trouver du travail. J’ai commencé comme vigile dans une entreprise de sécurité avec pour salaire la somme de 12.500 FCFA.
Aspirant à une condition de vie meilleure, j’ai décidé de sacrifier toutes mes économies, lors d’une campagne d’Israël. Trois mois plus tard, ma situation a changé, j’ai été promu responsable du parc auto, responsable des agents de sécurité et de plus, la gestion du carburant de l’entreprise m’était dévolue. Le salaire accompagnait tous ces postes de responsabilité. De simple agent, je suis devenu un cadre de l’entreprise avec une voiture de service.
L’appétit venant en mangeant dit-on, j’ai décidé de participer à une autre campagne d’Israël. Cette fois, en plus de toutes mes économies que j’ai raclé à la banque, j’ai tout vendu à la maison (appareils électroménager etc..) à l’issu de mon épouse. Je vous avoue que les moments qui ont suivi la campagne ont été très difficiles. Nous n’avions plus rien à manger. N’ayant plus de réfrigérateur, mon épouse attachait des sachets d’eau, elle achetait de la glace chez les voisins qu’elle mettait au-dessus et puis elle allait les vendre. Le soir, elle achetait du riz qu’elle préparait et on mangeait dans l’eau. Notre nouveau-né mangeait de la poudre de farine de maïs avec du sucre. Nos factures d’eau et d’électricité étaient en souffrance. Il a fallu de peu pour qu’on suspende notre compteur d’eau. C’était difficile. Mais je n’ai jamais douté de la réponse de Dieu. Elle est arrivée.
Aujourd’hui, je suis chef de ma propre entreprise de sécurité avec un effectif de plus de quatre cent (400) personnes. J’ai une qualité de vie très agréable. Je suis heureux.